Aide à domicile dans le Doubs : huit ans de recul

La majorité a présenté une enquête auprès des professionnels de l’aide à domicile et un plan d’actions qui laisse de côté l’essentiel : les salaires et les conditions de travail.

Depuis huit ans, l’aide à domicile recule dans le Doubs, et ce recul est massif. Entre 2017 et 2025, les heures d’intervention réalisées par les partenaires du département ont baissé de 35 %, et le nombre de bénéficiaires de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) à domicile ont baissé de 21 %. Sur la même période, le nombre de Doubiennes et de Doubiens de plus de 75 ans a augmenté de 22 %.

Concrètement, il y a davantage de personnes âgées, mais moins de bénéficiaires accompagnés. Et les heures d’intervention ont reculé encore plus vite que le nombre de bénéficiaires.

Dans le même temps, la dépendance des personnes aidées s’alourdit. Les plus dépendantes, classées de GIR 1 à GIR 3, représentent 46 % des bénéficiaires en 2025. Pour elles, les interventions sont quotidiennes, aux heures les plus contraintes : le lever, les repas, le coucher.

« On vieillit mieux » : une hypothèse sans chiffres

Pour le vice-président chargé de l’autonomie, le nombre de personnes dépendantes n’augmenterait pas, parce que l’on vieillirait mieux. C’est une hypothèse commode, mais aucun chiffre ne permet à ce jour de la vérifier.

Prenons-la au sérieux. Rapporté au nombre de plus de 75 ans, le nombre de bénéficiaires de l’APA à domicile a reculé d’environ un tiers en huit ans. Pour que ce recul s’explique par un meilleur vieillissement, il faudrait que la dépendance ait reculé d’autant. Aucune donnée présentée aux élus ne le montre.

Les besoins sont là, ce sont les bras qui manquent

Ce que montre en revanche les chiffres disponibles, c’est qu’une partie des plans d’aide ne sont pas réalisées. Les SAAD (Service d’Aide et d’Accompagnement à Domicile) ont réalisé 84 % des heures prescrites par les équipes du département en 2023, 80 % en 2024 et 82 % en 2025. Près d’une heure sur cinq n’est donc pas effectuée.

Selon nos calculs, cela représente entre 170 000 et 217 000 heures par an, soit le travail d’au moins 130 à 165 aides à domicile. Toutes ces heures ne sont pas perdues faute de personnel : il y a des hospitalisations, des refus. Mais en 2024, le nombre de bénéficiaires était au plus haut des trois dernières années, et les heures réalisées ont pourtant reculé de 3,4 %. Ce n’est pas la demande qui a baissé, c’est la capacité à y répondre.

Le Doubs cumule deux difficultés : une géographie rurale qui allonge les trajets, et l’attraction de la Suisse sur les salariés, que l’étude évoque elle-même. Pourtant, ni l’étude ni le plan ne proposent de lecture par territoire. La bande frontalière, le Haut-Doubs rural et l’agglomération n’ont pas les mêmes problèmes.

Un métier qui abîme et qui paie mal

Le plan parle d’attractivité. Mais avant d’attirer, il faut retenir. Rien n’est dit du turnover ni de l’absentéisme, et l’étude n’a interrogé que les personnes en poste. Parmi elles, seules 8 % des aides à domicile de moins de 30 ans n’envisagent pas de changer de métier.

Selon les données nationales, les accidents du travail sont trois fois plus fréquents dans l’aide à domicile qu’en moyenne, et plus fréquents que dans le BTP. Dans le Doubs, les intervenantes citent d’abord les logements insalubres ou inadaptés, et des pathologies face auxquelles elles se sentent démunies. Face aux situations difficiles, 43 % demandent à pouvoir intervenir en binôme. Le plan ne le prévoit pas.

71 % des aides à domicile travaillent à temps partiel. Environ la moitié gagne moins de 1 200 euros nets par mois, et 58 % déclarent des fins de mois difficiles. Le métier est féminin à 94 % et, comme trop de métiers féminisés du soin, sous-payé. L’étude préconisait d’ouvrir davantage le métier aux hommes : le recrutement masculin a disparu du plan d’actions. Le salaire est la première amélioration demandée, par 78 % des répondants.

Le rapport renvoie la politique salariale aux SAAD, « en tant qu’employeurs ». C’est formellement exact. Mais c’est le Département qui fixe le tarif horaire des services conventionnés et verse les dotations. Le rapport ne dit rien de ce tarif. À l’inverse, la communication occupe une large place dans le plan, alors que les aides à domicile ne la placent qu’en onzième position de leurs priorités.

Quand les services conventionnés n’ont plus de bras, les familles se tournent vers l’emploi direct. En trois ans, sa part est passée de 18,2 % à 21,9 % des bénéficiaires, soit plus d’un sur cinq. Ce sont des heures encore plus morcelées, sans relais, sans formation, sans médecine du travail. Cet emploi direct est entièrement hors du champ de l’étude et du plan.

Déplacements : une décision qui appartient au Département

Trois aides à domicile sur quatre utilisent leur voiture personnelle. Le fonds Mobilité de la CNSA, 594 550 euros sur 2025 et 2026, a permis l’achat de 42 véhicules. Ces voitures restent peu attractives, car elles réduisent la liberté d’usage. Et rien n’est prévu après 2026.

Pour celles qui roulent avec leur propre véhicule, la participation aux frais de carburant reste faible, l’entretien est mal pris en charge et l’assurance pose question pour le transport de personnes. Or le gazole est passé d’environ 1,82 euro le litre en février à 2,40 euros fin septembre. Le Département verse déjà des indemnités kilométriques aux services conventionnés : il peut les revaloriser. Les aides à domicile restent profondément attachées à leur métier. Leurs difficultés tiennent aux conditions dans lesquelles elles l’exercent, et c’est sur ces conditions qu’il faut agir. Il n’est plus acceptable de faire reposer une politique de solidarité sur l’abnégation de centaines de femmes maintenues dans la précarité.

Collèges et canicule : le Département répond aux jeunes par des intentions sans contenu

Le Département a présenté devant l’Assemblée et la presse un rapport sur l’adaptation des collèges aux épisodes de fortes chaleurs. Il n’engage pas un euro : ni calendrier, ni modification du plan d’investissement. Seule est évoquée une vague enveloppe « petits équipements » envisagée au budget prévisionnel 2027, dont on ne connaît ni le montant, ni les critères de répartition, ni ce qu’elle est censée couvrir exactement. Alors même que lycéens et collégiens se mobilisent pour réclamer des moyens humains et des locaux en bon état et adaptés à la chaleur, ce rapport est l’illustration que leur voix n’est pas entendue.

Un retard qui s’accumule depuis 2015

Après les canicules de mai, après celles de juin qui ont mis en difficulté la tenue des épreuves du brevet, après les grandes chaleurs de septembre, la majorité départementale avait la responsabilité de présenter un changement concret.

Elle partait de loin : la rénovation des collèges a été retardée dès 2015, et il a fallu attendre 2023, deux ans après le début du deuxième mandat, pour qu’un programme de 35 M€ soit enfin décidé. Or ce programme, censé combler le retard, est lui-même en retard. Pendant que les dossiers prêts dormaient dans un tiroir, l’inflation effectuait son travail, et ce retard aura un coût pour le contribuable.

Les travaux déjà décidés et budgétés feront-ils l’objet d’un avenant pour intégrer l’adaptation des collèges aux fortes chaleurs, seule raison d’être de ce rapport ? Quel complément budgétaire a été prévu sur ce volet ? Les études de végétalisation des cours présentées se traduiront-elles sur le terrain ? Nous n’en savons rien : la majorité ne fournit aucune réponse et se contente de son effet d’annonce vide.

Que va faire le Département ?

La question est simple : que va faire le Département ? Demander aux collèges de décaler leurs horaires pour commencer les cours à 6 h, comme cela a été évoqué en commission ? Ou presque rien, comme le laisse entendre la Présidente ? Celle-ci minimise en effet les chantiers à réaliser, en affirmant que dans cinq ans il y aura 4 000 collégiens de moins et que l’on se demandera alors quoi faire de nos bâtiments.

Le Département demande aux chefs d’établissement d’élaborer un « plan de continuité d’activité », qu’il lie aux dotations de fonctionnement des collèges, et aux enseignants de changer de salle ou d’horaires. En somme, la majorité veut calquer sur les collèges le modèle qu’elle a expérimenté dans ses propres services.

Ce discours sidère. Un collège ne décale pas ses classes comme on décale un service administratif. Comment faire dans un établissement plein, qui n’a plus de salles disponibles, ni de salle à l’ombre et au nord ? À quelle heure les enfants prendraient le bus ? Le Département n’en a de toute façon pas la maîtrise : les transports scolaires sont une compétence régionale. Et si c’était possible, les familles serviraient le petit déjeuner avant 5 h ? Et l’après-midi, que se passe-t-il : on instaure un périscolaire ? Il faut revenir à la réalité.

Ce n’est pas une politique patrimoniale : c’est un désengagement déguisé en responsabilisation partagée, où chacun doit faire sa part, sauf le Département.

Une réhabilitation lourde ne se fait pas d’un coup de baguette magique, et nous saluons le travail des équipes de la direction du patrimoine, qui proposent des projets prenant en compte les impératifs du changement climatique. Mais il fallait profiter de l’été pour effectuer en urgence les petites réparations et installer des protections solaires : films, stores, brise-soleil. Ce travail n’est même pas encore programmé.

Un écho dans la mobilisation des lycéens

Cette impatience face à l’inaction n’est pas seulement celle des élus. Lycéens et collégiens se mobilisent à leur tour pour réclamer des moyens humains, le remplacement des professeurs absents, des locaux en bon état et adaptés à la chaleur, et une organisation du rythme scolaire plus juste. Leur colère fait écho, mot pour mot, à ce que révélait le plan Cap Jeunesses : l’organisation du rythme scolaire était le premier motif d’insatisfaction des jeunes interrogés. Ce sont ces mêmes jeunes qui, en juin, ont peiné à passer les épreuves du brevet dans des salles surchauffées.

Quand la majorité leur répond qu’il suffirait de décaler les horaires à 6 h, elle confirme qu’elle n’écoute ni les jeunes ni les équipes éducatives. Notre message est simple : écoutez les jeunes et les enseignants. Demandez-leur comment ils ressentent les choses, où il fait le plus chaud, où cela reste supportable, ce qu’ils aimeraient. N’imposez pas vos solutions, ou vos absences de solutions, comme une évidence qui ne l’est pas.

Des annonces flatteuses, des engagements non tenus

Protection de l’enfance, aide à domicile, collèges, jeunesse. Le constat est le même à chaque fois : l’affichage est flatteur, mais les chiffres disent autre chose, et aucun de ces rapports soumis au vote de l’Assemblée départementale ce 28 septembre ne contient d’engagement financier à la hauteur.

Protection de l’enfance : un bilan étonnamment qualifié de « très satisfaisant »

Nous avons lu ligne à ligne le tableau de suivi des mesures du plan 2024-2027 et des préconisations de la mission d’information et d’évaluation (MIE) sur la protection de l’enfance. Il en ressort que seul un quart à un tiers de ces mesures sont réellement réalisées. Plusieurs mesures sont classées « réalisées » alors qu’il s’agit en fait d’abandons, comme la structure expérimentale votée en mars 2024. Quant à la pouponnière décidée à la même date, elle est renvoyée à une simple étude d’opportunité.

Le rapport met en avant une baisse du nombre d’enfants confiés. Elle vient surtout d’un changement de catégorie : les placements à domicile sont devenus des mesures d’AEMO renforcée. Si l’on additionne les deux, le total progresse de 0,5 %. Pendant ce temps, les informations préoccupantes ont augmenté de 10,8 % en un an.

La prévention obéit au même procédé. L’exécutif affiche un budget passé de 9,3 à 17,8 millions d’euros, mais il y range l’AEMO et l’AEMO renforcée, qui sont des mesures ordonnées par un juge. La véritable prévention recule : il y avait 265 Aide éducative à domicile (AED) en cours au 31 décembre dernier. Il y en a 203 au 30 juin. Soixante-deux de moins, soit une baisse de 39 %.

Au 30 juin, 118 décisions de justice n’étaient pas exécutées, un total qui n’apparaît nulle part en tant que tel dans le rapport. Enfin, la loi impose un projet pour l’enfant pour chaque enfant confié. Seuls 21,8 % en avaient un en 2024, et l’objectif fixé pour fin 2026 n’est que de 50 %.

Aide à domicile : les besoins sont évalués, mais le personnel manque

Depuis huit ans, l’aide à domicile recule dans le Doubs, et ce recul est massif. Entre 2017 et 2025, les heures d’intervention réalisées par les services conventionnés ont baissé de 35 %, et le nombre de bénéficiaires de l’APA à domicile de 21 %. Sur la même période, le nombre de Doubiennes et de Doubiens de plus de 75 ans a augmenté de 22 %. Pour le vice-président chargé de l’autonomie, le nombre de personnes dépendantes n’augmenterait pas, parce que l’on vieillirait mieux. C’est une hypothèse commode, mais aucun chiffre ne permet à ce jour de la vérifier.

Ce ne sont pas les besoins qui manquent, ce sont les bras. Près d’une heure d’aide prescrite sur cinq n’est pas réalisée. Cela représente 170 000 à 217 000 heures par an, soit l’équivalent d’au moins 130 aides à domicile. Le métier est féminin à 94 %, 71 % des salariées sont à temps partiel et environ la moitié gagne moins de 1 200 € nets par mois. Le plan renvoie la question des salaires aux employeurs, alors que c’est le Département qui fixe le tarif horaire des services conventionnés.

Collèges et canicule : un plan sans budget

La chaleur a perturbé le brevet, pourtant le rapport ne prévoit ni budget, ni calendrier, ni modification du plan d’investissement. Le programme de rénovation avait déjà été sciemment retardé, et il prend encore du retard aujourd’hui. À Seloncourt, par exemple, 18 mois se sont écoulés entre un dossier prêt et le lancement de l’appel d’offres. Les protections solaires, qui sont le moyen le plus efficace de limiter la chaleur, ne sont pas garanties.

Que va faire le Département ? Demander aux collèges de décaler leurs horaires pour commencer les cours à 6 h, comme cela a été évoqué en commission ? Ou presque rien, comme le laisse entendre la Présidente ? Celle-ci minimise les chantiers à réaliser en affirmant que, dans cinq ans, il y aura 4 000 collégiens de moins et que l’on se demandera alors quoi faire de nos bâtiments.

CAP Jeunesses : les jeunes ont été consultés, leurs réponses ne sont pas toutes publiées

L’ampleur de la consultation est à saluer : rarement autant de jeunes du Doubs auront été interrogés sur leur vie et leur avenir. Mais le rapport n’exploite qu’une partie de leurs réponses. Il ignore des écarts marqués entre filles et garçons : par exemple, 18 % des filles disent ne pas aller bien, contre 8 % des garçons. Il ne dit rien non plus des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance, dont le Département est pourtant directement responsable.

Près de six jeunes sur dix se disent préoccupés par le changement climatique. On leur a demandé à quoi devrait ressembler le Doubs dans dix ans, mais leurs réponses ne sont pas publiées. Quant à la délibération, elle est vide de sens : elle nous demande d’approuver des engagements que le Département est déjà censé respecter, avant une nouvelle séquence de communication prévue pour la présentation du plan.

Il est temps de passer des annonces aux actes

Sur chacun de ces sujets, le Département et ses partenaires font face à des besoins qui augmentent, avec des moyens qui ne suivent pas. Nos concitoyens attendent autre chose que de la communication : des budgets et un calendrier.

SDIS : le Département fait un pas, le groupe DSES propose les suivants

Réunie ce lundi 28 septembre, l’Assemblée départementale du Doubs a adopté un vœu commun sur le financement des services d’incendie et de secours. Notre groupe DSES l’a voté, parce que les sapeurs-pompiers du Doubs, mobilisés depuis le 8 septembre, méritent que leur assemblée parle d’une seule voix. Ce vote ne vaut pas satisfaction pour autant.

Le texte adopté mentionne désormais timidement la nécessité d’éviter de faire peser la hausse du financement sur les ménages. C’est un premier pas positif, qui a été ajouté à notre demande. Mais une intention n’est pas une solution. Le vœu ne dit pas qui paiera à la place des ménages, ni comment.

Nous avions pourtant mis sur la table deux propositions précises, qui n’ont pas été reprises.

1. Mettre fin aux niches fiscales du fret maritime et aérien

Les contrats d’assurance des navires de commerce et des avions bénéficient d’exonérations de taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA). Leur suppression avait été proposée l’an dernier par des députés… de droite, lors du projet de loi de finances pour 2026, avant que l’amendement ne soit retiré. Nous demandions que le Département porte cette mesure auprès de Départements de France et des parlementaires du Doubs, en affectant tout le produit supplémentaire aux SDIS. Selon notre estimation, cela représenterait près de 7 millions d’euros de plus chaque année pour les pompiers du Doubs, soit une hausse de moitié de la part de TSCA que l’État reverse aujourd’hui au Département à ce titre (13,7 millions d’euros en 2025). C’est une façon concrète de financer les secours sans alourdir l’assurance auto ou habitation des Doubiens.

2. Donner au SDIS 25 une trajectoire financière pluriannuelle

La convention signée entre le Département du Doubs et le SDIS en avril reconnaît elle-même que son financement « montre aujourd’hui ses limites ». La délibération prétend fixer les contributions pour 2026, 2027 et 2028. Or seul le montant 2026 y figure. Le Département reproche à l’État de ne proposer aucune trajectoire aux SDIS. Il pourrait commencer par en donner une au sien plutôt que de laisser cette contribution fluctuer au gré des contraintes budgétaires.

Ce vœu va dans le bon sens, mais il ne suffira pas : les pompiers ont besoin de ressources identifiées et d’une visibilité sur plusieurs années. Nous continuerons à porter ces deux propositions.

Lettre aux EPCI concernant l’aide économique du Département

À l’heure où l’exécutif du Département du Doubs fait la tournée des EPCI pour vanter sa politique optionnelle de développement économique et solliciter le renouvellement de ces conventions avec eux, nous avons souhaité clarifier notre position, caricaturée par la majorité, en envoyant une lettre à l’ensemble des conseillers communautaires.

Malgré un mécanisme incitatif (1 € investi par l’EPCI = 10 € par le Département), ce dispositif présente des limites majeures : absence de contreparties et de vision stratégique, dérives vers des montages fiscaux privés, et un déséquilibre flagrant (seulement 8 % des aides pour les commerces ruraux, alors que cela était présenté comme une priorité).

Dans un contexte de rigueur budgétaire (budget départemental en baisse de 2 %, investissements en chute de 20 %, division par trois des aides accordées au bloc communal pour la gestion de l’eau, abandon du plan de transition climatique, etc.), nous affirmons notre choix : prioriser le soutien à l’investissement public pour rénover les réseaux d’eau ou adapter les bâtiments aux enjeux climatiques (canicules, économies d’énergie), plutôt que de consacrer plusieurs millions d’euros d’argent public à des aides optionnelles sans garantie d’utilité collective, alors que le Département peine à exercer ses missions obligatoires.