Le groupe DSES au Conseil départemental du Doubs adresse ses plus sincères condoléances aux familles et aux proches des deux jeunes garçons qui ont perdu la vie dans le Doubs à Besançon ce samedi après-midi. Deux vies fauchées parce qu’ils cherchaient simplement à se rafraîchir par une journée de forte chaleur.
Cette tragédie illustre une réalité que nous ne pouvons plus ignorer : en période de canicule, le besoin de fraîcheur est puissant, et quand les alternatives manquent, les comportements à risque se multiplient. Les interdictions de baignade sont souvent nécessaires et justifiées, mais elles ne suffisent pas. Elles doivent s’accompagner de réponses positives : des espaces sécurisés, surveillés, accessibles à toutes et à tous.
C’est pourquoi le groupe DSES porte deux engagements concrets : accompagner les communes qui le souhaitent dans l’aménagement de lieux de baignade sécurisés et la création d’îlots de fraîcheur, et ouvrir dès que possible un site aquatique sur le terrain départemental de la Gare d’eau à Besançon, idéalement situé au cœur de l’agglomération.
Ces propositions ne sont pas une réaction à l’actualité. Elles figuraient déjà dans notre tribune du Vu du Doubs, rédigée il y a plus de deux semaines, un numéro qui n’est pas encore distribué. C’est une conviction que nous portons, et que ce drame rend plus urgente que jamais.
Nous ne sous-estimons pas les défis que cela implique : la surveillance de baignades en eau vive requiert du personnel qualifié, dans un contexte où les maîtres-nageurs sauveteurs sont rares et les budgets contraints. Mais relever ce défi aurait une vertu supplémentaire : ouvrir la baignade en rivière, c’est se donner une raison collective et concrète d’exiger une meilleure qualité de l’eau. Les deux enjeux sont indissociables, et le Département a toute sa place pour porter cette ambition.
